QUAND JE NE DIS RIEN

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La vie ici en terre capitaliste attise mon feu autant qu’il me le vole. Où est la joie je ne la vois plus je la convoque chaque jour je la cherche mais le feu me dévore m’enflamme tout autant qu’il m’éteint. La colère me brûle et elle me paralyse. Autour de nous la mort partout je cherche la joie dans le sourire de mes enfants

Je dois leur dire que tout brûle là-bas que ça brûlera ici aussi sans leur ôter leur joie c’est leur terreau fertile leur feu contre le feu je dois leur dire que ceux qui nous dirigent répandent la mort et que la vie ne gagne pas toujours je dois leur dire sans leur ôter leur joie le feu ardent qu’iels jetteront sur leur tombe 

La vie en terre capitaliste attise mon feu autant qu’il me le vole. La colère est mon carburant mais elle consume à petit feu m’épuise et chaque jour le travail et chaque nuit l’insomnie et la peur pour leur vie le regret pour toujours de leur offrir une vie sur un tapis de cendres vont-iels perdre leur joie ? 

Je dois leur dire qu’iels vont devoir se battre pour pouvoir vivre en paix que le feu qui m’anime autant qu’il me consume je veux leur partager pour toutes les vies enlevées par ceux qui nous dirigent ces gens remplis d’argent nos feux contre les leurs je dois leur dire chaque jour ou le savent-iels déjà ? LE FEU NE S’ÉTEINT PAS 

—–

nous sommes rage / nous sommes calme

nous sommes courage et peur 

nous sommes cris et silences 

nous sommes peines / nous sommes joies

.

nous sommes ici / nous sommes là-bas

nous sommes doutes et espoir

nous sommes chancelant.es et fort.es 

nous sommes une / nous sommes cent

.

nous sommes cent aujourd’hui

nous serons mille demain 

à être vulnérables 

pour brûler vos empires 

.

nous sommes mille aujourd’hui 

nous serons cent mille demain 

à être vulnérables 

pour reprendre nos droits

NOUS NE NOUS TAIRONS PAS

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Aujourd’hui j’ai les mots alors je les écris des mots comme des couteux pour trancher vos sales gueules pour crier ma colère ma peur de vivre ici sur cette terre pleine de haines les injustices criantes pour des bouches affamées d’argent et de pouvoir je vous hais vous prenez nos sourires et vous prenez leurs vies vous jouissez de la mort vous riez de nos luttes bientôt vous pleurerez car nous n’avons pas dit notre mot du dedans on le mâche pour bientôt le cracher sur vos tombes car nous sommes les oiseaux de la tempête qui vient tremblez la vie revient nos feux contre les vôtres et même si vous cherchez à éteindre nos joies le feu ne s’éteint pas c’est l’urgence qui s’en vient de ce matin d’octobre nous sommes là silencieux.ses la bouche pleine de nos feux nos feux contre les vôtres.  


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