15 juillet 2025
« Fraîche est ta peau, l’amour l’été »
Voilà quelques jours que les enfants sont partis. Quelques jours que nous sommes tous les deux, dans notre maison, dans la lumière de l’été. Je ne me souviens plus de nous deux avant les enfants mais nous voilà tous les deux pour quelques jours. Je nous regarde alors vivre à deux et j’avais oublié que je t’aimais autant. J’avais oublié à quel point j’étais bien, juste seule avec toi dans la profondeur de notre quotidien.
Parmi ces moments de rien qui m’ont remplie tout entière, il y a eu ce rire. Spontané, simple, court mais tellement différent des autres. Peut-être parce que tu es venu me serrer dans tes bras et que nous nous sommes laissé·es tomber un instant sur le lit, pour rire ensemble, enlassé·es. Simple, je l’ai dit. Mais aussi simple que cet instant puisse paraitre, il fallait pourtant que la chape qui surplombe nos têtes habituellement soit partie pour qu’il puisse avoir lieu. Pour qu’on se soit laissé·es comme ça, tomber à la renverse avec autant de légèreté.
Tes bras autour de moi, tes lèvres dans mon cou, ton rire dans mon oreille et nos corps emmêlés. Dans la chambre trop moite, un bref instant banal que j’étire dans ma tête comme une journée d’été.
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[consignes d ‘écriture : atelier FOLIA, Émilie Deseliène]
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